A PROPOS

Et dire que jusqu’en 2005 je ne buvais pas de café… Son odeur me fascinait, mais je trouvais qu’il ne tenait pas ses promesses. Et puis cette année-là je suis partie au Nicaragua pour un long stage chez un exportateur de café, dans le cadre de ma formation d’ingénieure agronome. J’y ai découvert le café, ses enjeux socio-économiques, la beauté de ses paysages et des gens qui le cultivent. Une expérience fondatrice. J’en suis revenue déterminée à montrer qu’il est possible de concilier qualité du café, juste rémunération des producteurs et respect de l’environnement.

 

Depuis lors, je n’ai cessé d’explorer et cultiver cette belle diversité, de l’arbre à la tasse. Diplôme en poche, mes premiers jobs m’ont permis de consolider mes connaissances techniques sur la production de café, mais aussi d’en acquérir de nouvelles sur la chaîne d’approvisionnement, les spécificités de marché et les organisations de producteurs.

 

Chemin faisant, la dimension sensorielle prenait une part grandissante dans mon travail de valorisation des producteurs et des torréfacteurs. Encouragée par mon titre de Championne de France de Cuptaster en 2011, j’ai donc conforté mes acquis d’analyse sensorielle en suivant le DU de l’Université de Suze la Rousse, avant de poursuivre avec les formations de Q grader (2015) et AST Sensory Skills (2016).

 

La vision holistique que j’ai ainsi pu développer sur la filière café me permet d’accompagner depuis 2015 des producteurs, exportateurs, importateurs et torréfacteurs, au travers de projets mêlant éthique, transmission, goût et innovation. Mon investissement dans la promotion du café s’est traduit par l’organisation des championnats de Cuptasters pour la SCA France pendant près de 10 ans et je suis par ailleurs régulièrement sollicitée en tant que juge sensorielle dans diverses compétitions internationales.

 

Fondé en 2018 avec le barista-formateur Alexander Passmore, depuis parti vers de nouvelles aventures, le Cupping Club s’inscrit dans la continuité de ce parcours. Conçu pour répondre à un besoin d’éducation et de durabilité dans la filière, il raconte la complexité du monde du café sans discours simplificateur, en mettant les choses en perspective et en multipliant les approches, qu’elles soient scientifiques, sensorielles ou artistiques. Son contenu est nourri par et pour un collectif de contributeurs et une communauté de membres.

 

Je vous souhaite de belles et riches découvertes,

Morgane Daeschner